La rentrée littéraire des Editions Le Seuil

Publié le par Liliwenn

On accélère le mouvement puisque la rentrée littéraire c'est Mercredi! Et on parle aujourd'hui des Editions du Seuil.


le-corps-immense-du-president-Mao.jpg Présentation de l'éditeur:

Thomas, professeur de langues à Shenzhen, la mégapole chinoise, constate un matin la fugue de sa fille après une dispute où elle l’a accusé d’être un mauvais père. Il part à la recherche de la rebelle dans les dédales de la cité vertigineuse, laboratoire et emblème du nouveau capitalisme chinois. Le roman nous offre alors le portrait de cette ville champignon, capitale du simulacre et de la copie. Théâtre où se mêlent, dans un creuset explosif, milliardaires provocants, classe moyenne effervescente et millions d’immigrés pauvres de l’intérieur… A la croisée de toutes les passions, de toutes les errances, de tous les trafics, des crises sociales et des mélancolies privées règne Lan, mélange de magnat, de médiateur, de manipulateur d’une séduction ténébreuse. Il cache, avec malice, au fond de la tour de son hôtel, un secret immense…

Le corps immense du Président Mao de Patrick Grainville, en librairie le 1er septembre 2011.



sous-la-dictee-des-choses.jpg Présentation de l'éditeur:

 

Dans cette constellation de fictions qui pourraient appartenir à un même roman, tous les personnages sont soumis à une loi commune. Placés sous la dictée des choses ? celles de l’amour, du sexe et de la mort : objets, œuvres d’art, situations, circonstances… ?, les hommes y sont les jouets de leurs jouets.

Ces aventures baroques, aux issues imprévisibles, déroutantes, conduisent Alain Fleischer au monde bien réel mais paradoxal des collectionneurs : sont-ils les maîtres de ce qu’ils possèdent ou sous l’emprise de ce par quoi ils sont possédés ?

Sous la dictée des choses d'Alain Fleischer, en librairie le 1er septembre 2011.



Accabadora.jpg Présentation de l'éditeur:

 

Dans un petit village sarde, la vieille couturière, Tzia Bonaria, accueille chez elle Maria, « cédée » bien volontiers par une veuve d’humbles origines. Elle offrira à sa « fille d’âme » son métier et des études, choix audacieux pour une femme dans cette Sardaigne des années cinquante.

Maria grandit entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de Tzia Bonaria la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. Elle ignore en effet que la vieille couturière est, pour tous ses concitoyens, l’ accabadora, la « dernière mère ». Le jour où ce secret lui sera dévoilé, sa vie sera définitivement bouleversée et il faudra bien des années pour que la « fille d'âme » arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive.

Dans une langue poétique et essentielle, Michela Murgia décrit les plis et replis les plus intimes du rapport très singulier unissant la vieille Tzia Bonaria et la jeune Maria, dans une Sardaigne atemporelle, aux us et coutumes fascinants.

Accabadora de Michela Murgia, en librairie le 18 août 2011.



Avant de disparaître Présentation de l'éditeur:

 

Paris, dans quelques années. Antoine Kaplan est un médecin chargé de traquer les premiers signes d'une maladie qui transforme certains de ses concitoyens en êtres bestiaux et assoiffés de violence. L'épidémie gagne du terrain. Assiégés par les « infectés » et retranchés derrière des fortifications de fortune, les survivants affrontent au quotidien les conséquences du désastre : chaos, pénuries, soupçons...

Brusquement, la femme de Kaplan disparaît. Lancé à sa recherche, il dérive de plus en plus vers les zones clandestines de la citadelle.

À la fois roman noir visionnaire et magnifique récit d'un amour perdu, Avant de disparaître plonge le lecteur au cœur d'une guerre civile dans la France d'aujourd'hui. Précise et singulière, l'écriture de Xabi Molia s'interroge sur ce qui nous fait hommes et sur la vie au temps des catastrophes.

Avant de disparaître de Xabi Molia, en librairie le 18 août 2011.



Brut.jpg Présentation de l'éditeur:

 

Milieu du XXIe siècle. À l’écart des grands continents minés par la violence et la pollution, la Norvège a trouvé la formule du bonheur : démocratie exemplaire, nature grandiose et pétrole de la mer du Nord. Le royaume a même conçu la bouteille où enfermer le démon qui le sert : un fonds éthique où sont placés les milliards de la manne sous-marine.

À quelques mois des élections générales, l’ancien mannequin Katrin jouit sans retenue de ce paradis, le constructeur de barrages Kurt Jensen intrigue pour entrer au comité remettant le Nobel de la Paix, tandis que Henryk, philosophe à la tête du Fonds, lutte pour concilier argent et vertu.

Mais ce pays bien huilé se détraque : des jeunes meurent mystérieusement, les populistes xénophobes dressent un mur au cœur des forêts et promettent de rendre l’argent au peuple. Quant à Jensen, ses ambitions se heurtent aux profondeurs refoulées du miracle pétrolier.

Puisant dans l'histoire récente d'un pays modèle et dans la poésie des éléments, ce roman est un chant d'adieu à l'or noir, notre excitant depuis plus d'un siècle. Même dans l'air salubre du Grand Nord, y a-t-il de la richesse sans part maudite, une paix qui échappe à l'ennui, du brut sans brutalité ?

Brut de Dalibor Frioux, en librairie le 18 août 2011.



Cheyenn.jpg Présentation de l'éditeur:

Qui était Sam Montana-Touré dit Cheyenn, cet Indien des villes dont on retrouva le corps au fond d’une usine désaffectée ? Il est mort enfermé dans son monde. Personne ne peut témoigner sur sa vie, sa quête, sa folie. Seules subsistent de lui quelques séquences muettes extraites d’un film documentaire consacré aux sans-abri. Longtemps après les avoir filmées, le cinéaste est hanté par ces séquences. Il souhaiterait leur redonner vie. Il voudrait traverser l’image de Cheyenn, filmer le « hors champ » de l’image et tenter de rendre à cet homme sa part d’humanité perdue. Ce livre est le récit de cette entreprise étrange et obstinée. Plus le cinéaste enquête, revisite les lieux, recherche les traces, plus il entre au cœur de la lancinante question que lui adressait Cheyenn de son regard silencieux.

Cheyenn de François Emmanuel, en librairie le 18 août 2011.



Grenouilles.jpg Présentation de l'éditeur:

 

« Vous avez dit que l’image de cette femme médecin s’était imprimée dans votre cerveau, qu’elle roule à vive allure à bicyclette sur la rivière gelée ou que, sa trousse de secours au dos, un parapluie à la main, les jambes du pantalon retroussées, elle prenne de vitesse des légions de grenouilles. »

Têtard, le narrateur, écrit ces lignes à un grand romancier japonais, son maître, pour lui annoncer qu’il est en train de composer une pièce de théâtre dont la matière est puisée dans la vie et les hauts faits de sa propre tante, une célèbre gynécologue qui a fait de la mise en place du planning familial sous Mao son cheval de bataille. Autour de la personnalité à la fois fascinante et terrifiante de la tante se déploie la longue histoire des familles et des femmes du village, depuis les campagnes d’avortements forcés jusqu’aux dérives et délires de notre époque. Le destin de la tante s’achève en farce, entre horreur et grotesque, dans le « grand œuvre » de son neveu Chen le Pied dit Têtard, victime consentante, témoin médiocre et écrivain maladroit.

Avec Grenouilles, roman de facture audacieuse, au style inventif, et à l’humour corrosif, Mo Yan poursuit la construction d’une des œuvres littéraires les plus importantes de notre temps. Il propose ici un regard singulier, entre adhésion et distance critique, sur la politique de l’enfant unique.

Grenouilles de Mo Yan, en librairie le 18 août 2011.



L-homme-qui-n-y-croyait-pas.jpg Présentation de l'éditeur:

« Mon frère était mort vierge. La mort le figeait à jamais, lui qui plaisait aux filles, n’en était pas embarrassé, pour qui grandir allait de soi, et qui avait le corps approprié, dans une enfance du sexe qui l’illuminait. Comment dans ces conditions, moi le piètre suiveur, eussé-je pu facilement, sans accidents ni fourvoiements, le dépasser sur ce terrain ? Sa mort éblouissante, aveuglante, dans le même temps où elle instaurait l’interdit, m’avait empêché de le voir. Voilà ce que je compris. »

L'homme qui n'y croyait pas de Michel Manière, en librairie le 18 août 2011.




Hymne.jpg Présentation de l'éditeur:

 

Le matin du 18 août 1969, à Woodstock, Jimi Hendrix joua un hymne américain d’une puissance quasiment insoutenable.

Parce qu’il avait du sang noir et du sang cherokee mélangé de sang blanc, parce qu’il était donc toute l’Amérique, parce que la guerre au Vietnam soulevait en lui un violent mouvement de refus que toute une jeunesse partageait, parce que sa guitare était sa lady électrique, sa passion, sa maison, sa faim, sa force et qu’il en jouait avec génie, Jimi Hendrix fit de cette interprétation un événement.

Revenant sur ce moment inoubliable, Lydie Salvayre tire les fils de la biographie pour réécrire la légende de Jimi, sa beauté, sa démesure, mais aussi sa part sombre, ses failles et la brutalité du système dont il était captif et qui finirait un jour par le briser.

Hymne de Lydie Salvayre, en librairie le 18 août 2011.



Ma-petite-francaise.jpg Présentation de l'éditeur:

 

Hélène, le personnage principal ? « la petite Française » ? est une jeune femme qui a séjourné à Berlin dans les années 70. Elle y avait de nombreux amis : le couple qui l’a hébergée, une fille délurée du monde « alternatif », un garçon de l’Est contraint de renseigner la Stasi. Devenue professeur d’université aux États-Unis, elle est invitée en 2009 dans la capitale allemande pour fêter les vingt ans de la chute du Mur. Elle rencontre David, un journaliste envoyé pour couvrir l’événement. Tous deux remontent alors sur les traces de leur passé berlinois : elle, durant son séjour d'adolescente, y a vécu un terrible drame ; lui est à la recherche de sa famille juive victime du nazisme. Leurs destins finiront par se confondre de manière inattendue et émouvante.

Au-delà de l’intrigue, le livre interroge le passé, les questions d’identité, et témoigne de certaines barrières invisibles (mais tout aussi insupportables qu’un mur) qui s’érigent tout au long d’une vie.

Ma petite Française de Bernard Thomasson, en librairie le 18 août 2011.



Un-ete-sur-le-magnifique.jpg Présentation de l'éditeur:

Tout le monde est d'accord pour dire qu'Hercule est beau, jeune, grand, fort, courageux. Comme fermier, il déborde de vie et d'énergie. Comme amant aussi: quand il rencontre Angélique, tout de suite la chaleur monte. Elle va même finir par brûler grâce à l'aimable contribution de Patricia, une star du X qui débarque de Californie. Les sens se dérèglent, le délire s'accélère. Mais la course au bonheur justifie de nouveaux plaisirs toujours plus fous.

Un été sur le Magnifique de Patrice Pluyette, en librairie le 18 août 2011.






Une-femme-fuyant-l-annonce.jpg Présentation de l'éditeur:

 

Ora, une femme séparée depuis peu de son mari Ilan, quitte son foyer de Jérusalem et fuit la nouvelle tant redoutée : la mort de son second fils, Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté volontaire pour « une opération d'envergure » de vingt-huit jours dans une ville palestinienne. Comme pour conjurer le sort, elle décide de s’absenter durant cette période : tant que les messagers de la mort ne la trouveront pas, son fils sera sauf. La randonnée en Galilée qu’elle avait prévue avec Ofer, elle l’entreprend avec Avram, son amour de jeunesse, pour lui raconter son fils. Elle espère protéger son enfant par la trame des mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter ainsi le dernier.

À travers le destin bouleversant d’une famille qui tente à tout prix de préserver ses valeurs et ses liens affectifs, l’auteur nous relate l’histoire de son pays de 1967 à nos jours et décrit avec une force incomparable les répercussions de cet état de guerre permanent sur la psyché des Israéliens, leurs angoisses, leurs doutes, mais aussi la vitalité, l’engagement, et l’amour sous toutes ses formes.

Une femme fuyant l'annonce de David Grossman, en librairie le 18 août 2011.


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Marianne Desroziers 15/08/2011 16:49


J'avais beaucoup aimé "La traversée du Mozambique par temps calme", le premier roman de Pluyette et aussi "Le baiser de la pieuvre de Grainville dont j'avais parlé ici:
http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2010/03/le-baiser-de-la-pieuvre-de-patrick.html

Je pense donc aller naturellement vers les prochains livres de ces auteurs ...et celui de Lydie Salvayre m'intéresse pas mal aussi par son sujet !


Liliwenn 17/08/2011 06:41



Je n'ai lu aucun des deux, je vais aller voir ton billet, merci.