La rentrée littéraire des Editions Métailié

Publié le par Liliwenn

Le programme de la rentrée littéraire des Editions Métailié pour les curieux!


Scintillation Présentation de l'éditeur:

Dans un paysage dominé par une usine chimique abandonnée, au milieu de bois empoisonnés, l'Intraville, aux immeubles hantés de bandes d'enfants sauvages, aux adultes malades ou lâches, est devenue un modèle d'enfer contemporain. Année après année, dans l'indifférence générale, des écoliers disparaissent près de la vieille usine. Ils sont considérés par la police comme des fugueurs.

Leonard et ses amis vivent là dans un état de terreur latente et de fascination pour la violence. Pourtant Leonard déclare que, si on veut rester en vie, ce qui est difficile dans l'Intraville, il faut aimer quelque chose. Il est plein d'espoir et de passion, il aime les livres et les filles.

Il y a dans ce roman tous les ingrédients d'un thriller mais le lecteur est toujours pris à contrepied par la beauté de l'écriture, par les changements de points de vue et leur ambiguïté, par le raffinement de la réflexion sur la façon de raconter les histoires et les abîmes les plus noirs de la psychologie. On a le souffle coupé, mais on ne sait pas si c'est par le respect et l'admiration ou par la peur. On est terrifié mais aussi touché par la grâce d'un texte littéraire rare.

Scintillation de John Burnside, en librairie le 25 août 2011.



l'accordeur de silences Présentation de l'éditeur:

"La première fois que j'ai vu ma femme j'avais onze ans et je me suis trouvé soudainement si désarmé que j'ai fondu en larmes. Je vivais dans un désert habité uniquement par cinq hommes. Mon père avait donné un nom à ce coin perdu: Jérusalem. C'était cette terre-là où Jésus devait se décrucifier. Et point, final.

Mon vieux, Silvestre Vitalicio, nous avait expliqué que c'en était fini du monde et que nous étions les derniers survivants. Après l'horizon ne figuraient plus que des territoires sans vie qu'il appelait vaguement "l'Autre-Côté."

Dans la réserve de chasse isolée, au coeur d'un Mozambique dévasté par les guerres, le monde de Mwanito, l'accordeur de silences, né pour se taire, va voler en éclats avec l'arrivée d'une femme inconnue qui mettra Silvestre, le maître de ce monde désolé, en face de sa culpabilité.

Mia Couto, admirateur du Brésilien Guimaraes Rosa, tire de la langue du Mozambique, belle, tragique, drôle, énigmatique, tout son pouvoir de création d'un univers littéraire plein d'invention, de poésie et d'ironie.

L'accordeur de silences de Mia Couto, en librairie le 25 août 2011.


barroco-tropical.jpg Présentation de l'éditeur:

Une femme tombe du ciel et s’écrase sur la route devant Bartolomeu au moment où éclate une tempête tropicale et où sa maîtresse lui annonce qu’elle le quitte. Il décide de percer ce mystère alors que tout change autour de lui, il découvre que la morte, mannequin et ex-miss, avait fréquenté le lit d’hommes politiques et d’entrepreneurs, devenant ainsi gênante pour certains, et il comprend qu’il sera la prochaine victime. 

Il croise les chemins d’une chanteuse à succès, d’un trafiquant d’armes ambassadeur auprès du Vatican, d’un guérisseur ambitieux, d’un ex-démineur aveugle, d’un dandy nain, d’une prêtresse du candomblé adepte du mariage, d’un jeune peintre autiste, d’un ange noir ou de son ombre. Il explore la ville de Luanda en 2020, métaphore de la société angolaise où les traditions ancestrales cohabitent difficilement avec une modernité mal assimilée. Il s’enfonce dans la Termitière, gratte-ciel inachevé mais déjà en ruine où les riches vivent dans les étages tandis que les pauvres et les truands occupent les sous-sols. Il nous montre une ville en convulsion où l’insolite est toujours présent et intimement mêlé au prosaïque et au quotidien, où la réalité tend à être beaucoup plus invraisemblable que la fiction. 
Dans une prose magnifique cet amoureux des mots définit son pays comme une culture de l’excès, que ce soit dans la façon de s’amuser ou dans la façon de manifester ses sentiments ou sa souffrance.

Barroco tropical de José Eduardo Agualusa, en librairie le 1er septembre 2011.


c-etait-pas-ma-faute.jpg Présentation de l'éditeur:

Jasper, trader dans une grande banque d’investissements à Chicago, ne vit que pour l’avancement de sa carrière. Meike est la traductrice de Henry LaMarck, un auteur de best-sellers qu’elle essaie de retrouver à Chicago car il n'a pas rendu le manuscrit qu’elle doit traduire, ce qui menace sa survie économique. Elle ne sait pas que sa conscience professionnelle de traductrice qui pose des questions, mettant l’auteur face à ses négligences, a fait d’elle la bête noire de l’écrivain, qui s’emploie à l’éviter. Henry LaMarck pour sa part ne peut plus écrire et s'est réfugié incognito dans un hôtel. Tous les trois vont se chercher, se croiser, multiplier les quiproquos dans cette histoire d’argent, de littérature et d’amour.
L’écrivain tombe amoureux d'une photo du regard désespéré du jeune banquier devant l’effritement des cours boursiers. Jasper drague Meike avec une maladresse impressionnante, tout en essayant de dissimuler une erreur de transaction qui mènera sa banque à la faillite et permettra au lecteur de comprendre les faiblesses du système financier et son fonctionnement. Le trio sera obligé de fuir et se retrouvera par hasard dans la même maison, pour le plus grand plaisir du lecteur…

C'était pas ma faute de Kristof Magnusson, en librairie le 1er septembre 2011.



l-offense.jpg Présentation de l'éditeur:

Peut-on gagner sa vie sans être mafieux quand on naît dans les quartiers populaires de Naples ? À 21 ans, Gennaro le voudrait bien. Mais le voilà convoqué par don Rafele, le parrain du quartier – et pas seulement du quartier, comme le garçon va le découvrir. Placé sous la surveillance de Paolino, l’effroyable colosse aux baroques pulsions, il connaîtra de près, dans leurs hideux détails, les trafics mondiaux de drogues, d’armes, d’êtres humains. Sa route croise celle d’agitateurs camorristes au service du maire, d’une tribu africaine avec son roi et son lion régnant sur les souterrains de la ville, d’une putain sud-américaine miraculeusement pure, d’une mère écrasée par l’élimination de son jeune enfant qui a vu ce qu’il ne devait pas voir. 

Gennaro se détache de sa femme et de ses deux enfants, et, quand éclate la guerre des clans, le gamin des rues, l’as des virées en scooter se transforme…
Servi par la riche et savoureuse langue du petit peuple napolitain, ce récit nous plonge dans les entrailles noires du Système planétaire, avant de nous amener sur les toits d’une des plus belles cités du monde, d’où Gennaro cherchera la possibilité de la rédemption.

L'Offense de Francesco De Filippo, en librairie le 08 septembre 2011.

Commenter cet article