La rentrée littéraire des Editions Robert Laffont

Publié le par Liliwenn

En cette veille de rentrée littéraire, j'en profite pour vous présenter le programme des Editions Robert Laffont.


Drood.jpg Présentation de l'éditeur:

9 juin 1865. Charles Dickens, alors âgé de 53 ans et au faîte de son art et de sa gloire, regagne Londres en secret en compagnie de sa maîtresse à bord du train de marée. Soudain, à Staplehurst, l'Express déraille. Tous les wagons de première classe s'écrasent en contrebas du pont, à l'exception de celui de Dickens. Indemne, « l'écrivain le plus célèbre du monde », comme on le surnomme, tente de se porter au secours des survivants. Au fond du ravin, sa route croise celle d'un personnage à l'allure spectrale qui va désormais l'obséder : Drood.

De retour à Londres, Dickens confie le secret de son étrange rencontre à son ami Wilkie Collins, écrivain lui aussi, à qui il reviendra de relater les dernières années de la vie de celui qu'il appelle, avec autant d'admiration que d'ironie, l'Inimitable. À la poursuite de Dickens, qui a cessé d'écrire pour hanter les bas-fonds - cryptes, cimetières et catacombes - de Londres, Collins cherche à comprendre quels rapports unissent désormais l'Inimitable et l'inquiétant Drood. Mais peut-on vraiment porter foi au récit halluciné de Collins, opiomane en proie à la paranoïa ?

Inspiré par Le Mystère d'Edwin Drood, le roman mythique que Dickens laissa inachevé à sa mort en 1870 - cinq ans jour pour jour après son accident de train -, Drood nous entraîne dans le Londres interlope de Jack l'Éventreur et des sciences occultes. Huit cents pages de frisson et d'envoûtement garantis. Haletant, complexe et étourdissant, le nouveau chef-d'oeuvre de Dan Simmons fera bientôt l'objet d'une adaptation cinématographique réalisée par Guillermo del Toro (Le Labyrinthe de Pan, Hellboy).

Drood de Dan Simmons, en librairie le 25 août 2011.



Iphigenie-Vanderbilt.jpg Présentation de l'éditeur:

Sur quatre décennies, l'histoire de deux familles : les Lebleu (côté français) et les Vanderbilt (côté américain). Ils ne sont d'accord sur rien ! Mais en traversant conjointement cinquante ans d'histoire, ces deux camps apprendront à mieux se connaître et à s'estimer.

Au départ, il y a un coup de foudre. Henri, alors élève à polytechnique, rencontre Iphigénie, une jeune beauté américaine. On prévient Henri de l'excentricité, voire de l'étrangeté des Américaines. Henri passe outre. Il épouse Iphigénie peu avant les événements de 68. Très rapidement trois enfants naissent : Victor, Ariane et Louis. En dépit de leurs fortes différences culturelles, le couple avance en confiance sur le chemin de l'existence. Il en sera de même pour leurs beaux-parents : Paul et Anne apprennent à apprécier toujours davantage Jack et Andromaque, au point d'avoir le sentiment, avec les années, de ne former plus qu'une seule et même grande famille. 

Mai 68, le retrait des troupes du Vietnam, l'arrivée de la gauche en France, le scandale du Rainbow Warrior, la guerre en Irak, les attentats du 11 Septembre, l'élection d'Obama, autant de péripéties de l'Histoire que les Lebleu et les Vanderbuilt vont traverser ensemble. Au bout du compte, même si les décennies s'égrènent et que la folie du monde empire, demeure la belle part d'humanité qu'ont su préserver ces deux familles. Voilà le plus important.

Iphigénie Vanderbilt d'Eric Deschodt, en librairie le 18 août 2011.



La-mer-etait-si-calme.jpg Présentation de l'éditeur:

Quand la mer se déchaîne et ravage tout sur son passage... 
À travers la vie de quatre familles, Yves Viollier écrit le roman de la catastrophe qui a frappé la France en 2010 : la tempête Xynthia.

Au soir du 27 février 2010, les habitants de la Faute-sur-Mer se sont endormis paisiblement sans s'inquiéter de la tempête annoncée.

C'est à 3 heures du matin que les digues ont lâché et que la mer est montée. Lentement, inexorablement, elle a noyé les plages, les routes, les jardins et, sans jamais modifier son allure, elle a enlacé les maisons, piégé les résidents et tenté de les engloutir.
À travers l'histoire de quatre familles, Yves Viollier raconte ces heures atroces que ces hommes, ces femmes et ces enfants ont dû affronter en tentant de toutes leurs forces de survivre.
Il y a les Clemenceau, Guillaume et Alexandra, et leur toute petite fille Amandine, les Murail, un vieux couple installés là depuis toujours, Julie, la jeune célibataire et son chat, et enfin les Montauran, grands-parents de Jérémie et de Claire que leurs parents leur ont confiés pour les vacances scolaires.
Torturés par l'angoisse, la culpabilité, le désespoir, s'accrochant au moindre espoir, montant sur les chaises, les tables, les meubles, poussés inexorablement vers le plafond et le toit, tous tenteront d'échapper à cet élément si familier devenu en quelques heures un ennemi mortel. Tous ne seront pas sauvés.
À travers le destin de ces quelques personnages, c'est toute la dimension tragique de cette catastrophe qu'Yves Viollier a su rendre. Il nous dit l'horreur de cette nuit mais aussi la dignité, le courage et la solidarité dont ont fait preuve toute une population, tout un pays, toute une région.

La mer était si calme d'Yves Viollier, en librairie le 18 août 2011.



L-envie.jpg Présentation de l'éditeur:

Si tout le monde faisait l'amour, on ne s'entendrait plus.

 

« Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à coeur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère qu'une part colossale de sensualité a accompagné ces années, ou seuls les rêves ont comblé mes attentes ? mais quels rêves ?, et ou ce que j'ai approché, ce n'était qu'en pensée - mais quelles pensées. Sur ce rien qui me fut salutaire, et dans lequel j'ai appris à puiser des ressources insoupçonnées, sur ce qu'est la caresse pour quelqu'un qui n'est plus caressé et qui, probablement, ne caresse plus, sur l'obsession gonflant en vous et dont on dit si bien qu'elle vous monte à la tête, sur la foule résignée que je devine, ces gens que je reconnais en un instant et pour lesquels j'éprouve tant de tendresse, je voulais faire un livre. »

L'envie de Sophie Fontanel, en librairie le 18 août 2011.



Les-depossedes.jpg Présentation de l'éditeur:

 

Publié en 2009 en Suède ou il rencontra un grand succès après avoir créé l'événement à Francfort, lauréat du prix August-Strindberg (l'équivalent suédois du Goncourt), en cours de traduction dans 25 pays, Les Dépossédés, le roman exceptionnel de Steve Sem-Sandberg, paraît aujourd'hui en France.

 

De 1940 à 1944, le ghetto de Lód? est placé sous la direction de Mordechai Chaim Rumkowski, président du Conseil juif. Contrôlé strictement par l'administration allemande, le Conseil juif dirige tous les aspects de la vie quotidienne dans le ghetto : police, justice, santé, travail, alimentation. Convaincu que, si les juifs se rendent indispensables à l'effort de guerre allemand, ils seront épargnés, Rumkowski transforme le ghetto en un immense atelier super productif. Pris au piège de sa logique, il sacrifie les inadaptés et les indésirables. Il se mue ainsi, consciemment ou non, en un très efficace rouage de la machine d'extermination nazie. En septembre 1942, il prononce un discours insoutenable pour exhorter les parents à livrer leurs enfants de moins de neuf ans, incapables de travailler. Les trahisons et les efforts de Rumkowski furent vains : en 1944, Himmler donna l'ordre de « liquider » le ghetto. Il ne restera qu'un peu plus de 800 survivants sur une population ayant dépassé les 250 000 habitants. Traître pour certains, héros pour d'autres, le personnage très controversé de Rumkowski suscite de nombreuses interrogations sur la dignité, l'abjection et la survie.

Pour écrire ce roman, Sem-Sandberg s'est inspiré des archives du ghetto de Lód?. Y étaient collectés quantité de faits officiels concernant le ghetto, mais aussi des informations interdites cachées par les résistants, comme des bulletins de guerre alliés, des cartes des fronts, des journaux intimes. Privilégiant une écriture sobre ponctuée de purs moments de poésie, tantôt vague de fond ressassant les événements de 1942, tantôt mélodie vibrante d'émotion, Sem-Sandberg fait le pari de la littérature. En montrant que le roman peut rendre compte de la Shoah, il se pose en héritier d'une autre manière d'accomplir le devoir de mémoire : il n'est pas témoin, mais il est passeur. Sans témoin l'Histoire perd son sens ; sans passeur, elle s'efface. 

Les dépossédés de Steve Sem-Sandberg, en librairie le 18 août 2011.



 

Un-ete-a-Cold-Spring.jpg Présentation de l'éditeur:

 

Long Island, fin des années 1930. Fils d'un officier en retraite et d'une mère neurasthénique, le très séduisant Evan Shepard n'a pas dix-huit ans quand il épouse Mary, une lycéenne " provocante ", tombée enceinte peu après leur première sortie au cinéma. S'il se révèle un mécanicien prometteur, il est parfaitement dénué d'ambition tandis que Mary, elle, prépare son entrée à l'université dès la naissance de leur fille : elle veut devenir un "être à part entière ". Rapidement, c'est l'échec du couple, puis le divorce. 
Quelques années plus tard, une deuxième chance s'offre à Evan en la personne de Rachel Drake. Étonnamment douce, vertueuse et effacée, parfaite antithèse de Mary, elle est la fille de Gloria, une hystérique en mal d'amour et la soeur de Phil, un adolescent brillant, chétif et complexé. Evan et Rachel se rapprochent, se fréquentent, s'émoustillent et se marient pour, enfin, assouvir leur désir réciproque. Désargentés mais heureux, ils louent un appartement confortable loin de leurs familles respectives. Evan envisage même de reprendre ses études pour devenir ingénieur. Mais leur insouciance n'a qu'un temps : l'écho de Pearl Harbor se propage bientôt jusqu'à eux, la guerre éclate, l'armée recrute et, comble de malchance, Rachel tombe enceinte. 

C'est l'heure des compromis. Sous prétexte de quelques économies, Gloria propose bientôt aux jeunes mariés de partager ensemble une maison à Cold Spring, petite bourgade cossue ou se côtoient paisibles parvenus et vieilles familles bourgeoises. C'est aussi là qu'habitent, fort opportunément, leur belle-famille, Grace et Charles Shepard, pour lequel Gloria ne peut cacher une violente inclination. Au cours d'un été, en 1942, toute cette assemblée de personnalités mal assorties et bien alcoolisées va cohabiter dans la grande demeure humide, amenée à devenir le théâtre des désillusions individuelles et collectives de ses hôtes...

Un été à Cold Spring de Richard Yates , en librairie le 06 octobre 2011.


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