La rentrée littéraire des Editions Stock...la suite

Publié le par Liliwenn

Chose promise, chose dûe, un petit billet sur la suite de la rentrée littéraire des Editions Stock et leurs parutions du mois de Septembre!

en-s-agenouillant.jpg Présentation de l'éditeur:

C’est le retour au roman de Marie Billetdoux, un roman où courent la sève et la fièvre de la jeunesse, une jeunesse du début des années 50, assoiffée de poésie, de littérature, dans un Paris méconnaissable au cœur de ce Quartier latin dont on a presque oublié le nom, la magie, le parfum. Jean La Haut, 21 ans, Lim Houang-Ho, 20 ans, Sorbonne, rue d’Ulm, amitiés, chambres de bonne, fontaine au bout du couloir, mots sous la porte, l’amour, le catholicisme, Paul Valéry, Mallarmé, l’encens, la France, les vieilles dames, la campagne, l’attente de l’avenir… et chez tous, sans cesse, la peur au ventre de manquer sa vie ! 
Si vous entendez dire qu’après la publication de C’est encore moi qui vous écris Marie Billetdoux a tenté le pari fou, incroyable, d’une réplique romanesque de son œuvre monstre, croyez-le, c’est vrai!

En s'agenouillant de Marie Billetdoux, en librairie le 21 septembre 2011.



Pas d'inquiétude Présentation de l'éditeur:

Au lieu d’aménager la maison qu’il vient juste de faire construire, le narrateur de Pas d’inquiétude va être contraint de prendre un long congé pour rester près de son fils malade et s’installe avec lui dans un tête à tête fait de gestes et d’actes inédits chaque jour réinventés. 
Homme au foyer malgré lui, il s’éloigne de l’imprimerie où il travaille et de Manu, l’ami indispensable, et glisse dans une vie domestique et invisible, pendant que sa femme, récemment embauchée dans une PME, ne peut se permettre aucune absence et n’a d’autre alternative que se dévouer à son poste. 
Cette famille ordinaire perd petit à petit ses relations sociales et ses repères, happée par la logique de la maladie qui donne soudain un autre sens à son existence, fait voler en éclat la place de chacun, celle des parents autant que celle de Lisa, la grande soeur, et voit la vie des autres se dérouler à l’extérieur, soudain irréelle et inaccessible. Le jour où les collègues de l’imprimerie donnent chacun de leurs congés pour permettre au père de renouveler les journées qu’il consacre à Mehdi, cet élan de solidarité radical et inattendu bouleverse codes et habitudes, et se pose alors, de manière plus forte encore, la question de l’équilibre entre sphère sociale et sphère familiale. 
Tout finit par se nouer autour de ce nouveau temps imparti, inespéré mais qui agit comme un piège, tant il est compliqué de recevoir un tel cadeau. Dans un monde où la solidarité est loin d’être une norme, la générosité des collègues rassure autant qu’elle déstabilise, d’autant qu’ils offrent du temps et non de l’argent. 
Le récit tente de sonder ce que serait une vie dédiée à l’autre, aux autres, de même qu’il pose la question du don, de la dette, de la soumission et la domination, tout en interrogeant : qu’est-ce qu’être un père aujourd’hui, et qu’est-ce qu’être un couple de parents ?

Pas d'inquiétude de Brigitte Giraud, en librairie le 1er septembre 2011.



quel-est-mon-nom.jpg Présentation de l'éditeur:

Quel est mon nom ? s’interroge l’auteur, Melvil Poupaud, qui est aussi le narrateur. 
Il suffit de songer à la filmographie de celui qui fit ses premiers pas au cinéma à l’âge de 11 ans dans La Ville des pirates (Raúl Ruiz) pour connaître son nom. Doillon, Ozon, Desplechin, et plus récemment James Ivory et Zoe R. Cassavetes ; la liste est longue.
Et pourtant, ce n’est pas un livre sur le cinéma, ce n’est pas une autobiographie. Quel est mon nom ? est un objet. L’une de ces boîtes dans lesquelles on séquestre parfois sans distinction les indices d’une trajectoire intime. Journaux d’adolescence, cartes postales, collages, photographies, talismans… Melvil Poupaud a délivré ses « effets personnels » et les a assemblés, dans la tentative éperdue de leur donner du sens. 
Mais où trouver le ciment qui, de l’enfance à la vie d’homme, fera de ces souvenirs épars une traversée des âges cohérente et sensible, conviant à la même table le jeune garçon baigné d’images, de cinéma, l’adolescent fou de poésie, de mots, de musique, et l’adulte, produit des deux premiers, père en recherche du père et âme errante des abords du Jourdain quêtant la trentaine passée le sacrement du baptême ? Car Quel est mon nom ? est le récit d’un apprentissage. Celui de l’amour et de la connaissance. Celui d’un acteur qui, toujours, incarne des personnages sans pouvoir définir son rôle, sa place, la vraie. 
On découvrira le ciment de ces vestiges d’existence dans la richesse des procédés littéraires. 
Melvil Poupaud, pour dire ceux qui, vivants et absents, l’ont fait grandir, pour dire aussi le métier d’acteur, a convoqué le roman, le conte, flirté avec le fantastique. Dans cette épopée, on croisera Chantal (la mère), Yarol (le frère), Chiara (la première amoureuse), l’oncle Jack, et même Lacan, Rohmer, le batteur de Trust, sans oublier l’irremplaçable Serge Daney, tous protagonistes et « adjuvants » d’un conte illuminé. 
Ainsi se déploie, élégant et fasciné, Quel est mon nom ?,comme une quête du Graal en forme de quête identitaire.

Quel est Mon noM? de Melvil Poupaud, en librairie le 07 septembre 2011.



les-vaches-de-staline.jpg Présentation de l'éditeur:

Les « vaches de Staline », c’est ainsi que les Estoniens déportés désignèrent les maigres chèvres qu’ils trouvèrent sur les terres de Sibérie, dans une sorte de pied de nez adressé à la propagande soviétique qui affirmait que ce régime produisait des vaches exceptionnelles. C’est aussi le titre du premier roman de Sofi Oksanen, dont l’héroïne, Anna, est une jeune Finlandaise née dans les années 1970, qui souffre de troubles alimentaires profonds. La mère de celle-ci est estonienne, et afin d’être acceptée, cette femme a tenté d’effacer toute trace de ses origines, et de taire les peurs et les souffrances vécues sous l’ère soviétique. Ne serait-ce pas ce passé qui hante encore le corps de sa fille ? 
Sofi Oksanen fait preuve d’une grande puissance d’évocation quand elle décrit les obsessions de ces deux femmes. Il y a la voix d’Anna qui tente de tout contrôler, son corps, les hommes, et le récit plus distant de la mère qui se souvient de la rencontre avec « le Finlandais », à Tallinn, dans les années 1970, sous un régime de terreur et de surveillance.

Les vaches de Staline de Sofi Oksanen, en librairie le 07 septembre 2011.



Mont-blanc.jpg Présentation de l'éditeur:

Fabio Viscogliosi revient sur l’événement qu’il évoquait sans le nommer dans Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit, la mort de ses parents dans « l’incendie du 24 mars 1999 sous le tunnel du mont Blanc » qui fit 39 victimes. 
L’accident, l’enquête, les conclusions du juge d’instruction, les articles de presse, le procès et la façon dont une société entière s’empare de l’événement sont au coeur du récit, mais surtout la réalité intime et quotidienne à laquelle le narrateur doit faire face : vider la maison de ses parents, débroussailler le jardin à l’abandon, rendre visite à l’avocat, tenter d’ouvrir une malle récalcitrante, et se trouver confronté à de nombreux signes et coïncidences qui viennent réinterroger les circonstances de la mort de ses parents, à jamais un mystère. 
Fabio Viscogliosi, dans ce récit mobile, tendu et tendre à la fois, sonde les variations de sa pensée ainsi que ses différentes humeurs pendant les années qui ont suivi, mais dit aussi son retour au monde et son désir de vivre. Pourquoi a-t-il la sensation d’être désormais poursuivi par le mont Blanc, véritable personnage qu’il érige en métaphore littéraire ? Qu’est-ce qu’appartenir à la communauté des orphelins et s’apparenter à David Copperfield ? Pourquoi, à l’heure où ses parents disparaissaient, il achetait l’album de Kraftwerk,Autobahn ? Et surtout quel sens faut-il voir dans le fait que son père et sa mère sont morts ensemble, « en amoureux », précisément à la frontière qui relie la France et l’Italie, pays de l’origine ? 
Autant de questions avec lesquelles l’auteur chemine en compagnie de Borgès, Kerouac, Daumal, Fitzgerald ou Cary Grant, Annie Ernaux ou Wim Wenders, dont la présence et la façon d’interroger le monde font écho à la traversée puissante et bouleversante que nous livre Fabio Viscogliosi.

Mont Blanc de Fabio Viscogliosi, en librairie le 14 septembre 2011.


 

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