« Le mec de la tombe d’à coté »

Publié le par cestdurdetreunetortue.over-blog.com

« Le mec de la tombe d’à côté » de Katarina Mazetti aux éditions Actes Sud.  

 

 

 

Je retourne le livre et qu’est-ce que je vois?  

 

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l’ oeil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d’humour et d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il s’énerve contre la ‘Crevette’ qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d’un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu’ils soient tous deux éblouis. C’est le début d’une histoire d’amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l’un de l’autre.  

 

Comment c’était?  

 

J’ai tout de suite été attirée par la couverture de ce livre, c’est sans doute mon petit côté fleur bleue: vichy, coeur et titre évocateur! La quatrième de couverture sent bon le roman d’été et la collection Babel rend la lecture plus qu’agréable. 

Je commence donc ma lecture en ne doutant pas du potentiel de ce livre mais au bout de quelques pages, je ne me sens pas à l’aise avec le style et je commence à me dire que je ne vais pas accrocher du tout, déception!! J’en attendais tellement de ce livre.

Et puis, au fil des pages, on s’habitue au style de l’auteur, aux personnages.

Elle, citadine, complètement névrosée, énervante au possible par tant de démonstration de culture, agaçante par le petit côté supérieur qu’elle se donne tout le temps.

Lui, vieux garçon vivant à la campagne qui se fiche de « paraître » et veut simplement « être ».

C’est le choc des cultures et des classes. Et si les personnages sont un peu caricaturaux, l’histoire, elle, a un côté très réaliste. C’est loin des classiques romans fleur bleue que l’on a l’habitude de lire et qui racontent la rencontre, le clash et la réconciliation finale, ça ressemble un peu plus à la « vrai vie ».

Passé l’effet de surprise, j’ai lu ce roman avec beaucoup de plaisir et notamment les citations avant chaque chapitre concernant Désirée:

« Ma vie est devenue trop petite, j’aurais besoin de quelque chose de nouveau sur le dos, ça ne fait rien si c’est de la fripe. »

Alors s’il reste encore quelques rares personnes sur la blogosphère à ne pas avoir lu ce roman, je ne peux que vous conseiller de le rajouter dans votre liste de lectures estivales.

Publié dans Littérature nordique

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Sloopy 20/10/2010 21:19


Bonsoir, je me dis depuis un moment que je dois lire ce livre dont la couverture m'a aussi tapé dans l'œil.


Liliwenn 21/10/2010 22:16



Y'a pas à dire, ça compte quand même beaucoup hein!